2 groupes s'affrontent : les un sont pour Qualiopi, les autres contre

Qualiopi est aux consultants formateurs ce que la politique est aux repas de famille : l'assurance de belles empoignades !


C'est la dernière née sur le fil WhatsApp des formateurs du CJD qui m'a poussé à rédiger ce billet. En effet, ayant moi-même commencé par être  Qualio'pipo, je vous partage ici mon point de vue de désormais Qual'youpi...


Qualiopipo :


Le plus gros angle mort est le fait que les auditeurs se positionnent sur la forme mais ni sur le fond, ni sur la pertinence des indicateurs. Comment le pourrait ils d'ailleurs ?
On pourrait être "qualiopisé" en recueillant 100 % d'avis négatifs des apprenants... Certes l'affaire ne durerait pas longtemps 🤣
C'est fondamentalement le problème de toutes les normes : je me souviens des débuts d'ISO9000. Les plus taquins disaient alors que l'on pourrait certifier ISO un gilet de sauvetage en plomb qui tuerait de manière certaine 100% de ses utilisateurs ! (Spéciale dédicace à Gilbert LIEGEOIS alors délégué général du Pole Productique Rhône-Alpes)

Bref, le fait d'avoir un formateur qualiopi ne constitue pas en soi une garantie pour le client.

Cela n'assure pas plus d'écarter du marché de la formation les arnaqueurs de tout poil et autres mouvements sectaires qui savent parfaitement maquiller les choses...

Qualyoupi :


Je formule l'hypothèse que la plupart des independants qui s'inscrivent dans la démarche, parfois même sans en avoir besoin au regard de la répartition de leur chiffre d'affaires, traduisent par cela ce qui est fondamental : leur intention d'offrir des prestations de qualité.


Car enfin, quelles sont les principales questions posées par le référentiel : comment analysez vous le besoin du client ? Comment vous assurez vous de la pertinence de votre réponse en amont ? Comment tenez-vous compte des spécificités de vos apprenants ? Comment êtes vous capable d'accueillir des personnes en situation de handicap ? Comment mesurez-vous la satisfaction de vos stagiaires, de vos clients ? Comment maintenez-vous et developpez-vous vos propres compétences dans un monde qui évolue aussi vite ?

Qui peut faire sérieusement et durablement ce métier sans se les poser ? Alors, c'est vrai, la meilleure "preuve" est sans doute la fidélité de ses clients. Mais la certification ne peut être qu'un plus et si la démarche permet d'aider les nouveaux entrants sur le marché à se structurer et se poser les bonnes questions, alors tant mieux !

J'ajoute qu'en qualité de contribuable, comment peut-on déplorer que les Pouvoirs Publics cherchent à s'assurer que les formations financées sur fonds publics aient vraiment pour objectif de développer des compétences contribuant à l'employabilité de ceux qui en bénéficient ? Evidemment, le dispostif est loin d'être parfait mais cherchons à le faire évoluer plutôt qu'à vouloir le tuer...

En conclusion : Qualiattention !


- L'engagement dans la démarche est une magnifique occasion de simplifier ses process : ne laissez pas passer cette opportunité !

- Ne laissez surtout pas piloter la démarche par des spécialistes du référentiel qui ne font pas eux-mêmes de formation : le risque de produire des usines à gaz est immense !

- Fuyez comme de la peste celles et ceux qui commence par justifier leur demande par "c'est à cause de Qualiopi" : soit ils n'ont rien compris, soit ils en font une application talibanesque...

- Attention aux boites de portage (je parle de celles créées pour l'occasion) qui n'ont d'autres valeur ajoutée que de profiter de l'ignorance des uns, de la phobie administrative des autres. Préférez leur un collègue QUALIOPI qui en plus de vous porter pourra vous aider pour être qualifié !

- Posez-vous la question : finalement, quelle différence entre le fait d'entrer dans la démarche et l'obligation qu'a la structure qui vous porte de vérifier que vos prestations sont conformes ? C'est assez mince, non ?

Je terminerai par une réflexion que certains pourraient trouver taquine : c'est curieux chez nous, les consultants, cette difficulté à s'appliquer des règles, des pratiques, alors que nous passons notre temps à vouloir que nos clients et stagiaires en appliquent en matière de communication, management, accompagnement du changement, organisation, développement personnel... et j'en passe ! 

Pierre BULTEL
12 février 2024

de QUALIO "pipo" à QUAL "youpi !

Pierre BULTEL joue du pipo puis célèbre sa certification Qualiopi

Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis ! Et cela, je l'ai toujours dis et pensé ???? Au-delà de cette boutade, j'ai eu envie de partager à travers ce billet, au titre taquin, l'histoire de ce revirement...

QUALIO "pipo"...

Cette croyance était la résultante de plusieurs éléments.

Le premier est l'expérience DATADOCK : pour vous éviter de relire mon billet d'octobre 2017 "Hey DOCK et tes datas", je vous résume en deux mots l'affaire. J'avais à l'époque 2 structures juridiques différentes exerçant sous le même nom commercial - PBRH - avec, bien entendu les mêmes process et documents. Lors de la présentation de mon dossier sur la plateforme, l'une a été immédiatement référencée, l'autre immédiatement retoquée... avec les mêmes éléments. Depuis, l'affaire s'est arrangée mais je dois dire que j'étais assez perplexe sur la qualité intrinsèque du dispositif. Chat échaudé...

Le second est l'étude de marché faites avec mes collègues de l'AQCERA : nous nous sommes répartis à 3 les appels d'offres aux 26 organismes certificateurs de la grille de départ. Nous avons à cette occasion découvert qu"un organisme avait été racheté par un autre, que certains sites webs n'étaient pas sécurisés et avons vite compris qu'il s'agissait du marché du siècle si l'on considère le nombre d'organismes à certifier... Le plus succulent sans doute a été cet échange avec le commercial de l'un des organismes qui m'a proposé de me former pour devenir auditeur, dès lors que j'avais le BAC et 2 ans d'expérience professionnelle. Reconnaissons que dès le départ, certains certificateurs sortaient clairement du lot.

Le troisième sont les broncas que j'ai pu entendre - et auxquelles j'ai personnellement contribué - contre QUALIOPI de la part d'une très grande majorité de collègues, que ce soit dans le cadre de l'AQCERA bien sûr, de l'APM, de GERME. L'argument principal était le fait que la formation étant un processus agile, collaboratif, un exercice de coconstruction avec les stagiaires, il était impossible de le faire rentrer dans des cases et dans un processus jugé exclusivement administratif. Il faut d'ailleurs observer que nombre d'entre eux se sont, depuis, engagés dans la démarche... comme moi ???? 

Je pourrai enfin parler de la première lecture rapide du "Guide de lecture du Référentiel National Qualité" qui m'a immédiatement convaincu que tout ceci ne concernait fondamentalement que les gros "OF" et tous ceux dont la promesse est de faciliter le retour à l'emploi de leurs stagiaires...

Mais alors, pourquoi ce revirement ? J'y viens...

 

QUAL "youpi" !

La lecture, approfondie cette fois-ci, du fameux "Guide de lecture du Référentiel National Qualité" m'a fait prendre conscience que certains critères ne concernent que les CFA par exemple. La situation des formateurs indépendants y est clairement mentionnée, avec les aménagements qui en découlent. Et puis, tout compte-fait, ceux d'entre-nous qui sont déjà référencés DATADOCK ont déjà réalisé une partie non négligeable du chemin...

Au-delà de ce constat, le premier bénéfice est la prise de recul que l'exercice impose et les actions qui en découlent. Pour ma part, cela m'a conduit à faire une nouvelle évolution de mon site web, à la rédaction de nouvelles rubriques et outils associés dans mon livre interne des savoirs-faire et bonnes pratiques, à la mise en place d'un nouveau système de recueil de l'appréciation des stagaires - qui complète mon traditionnel "va, va pas" et qui m'en facilite désormais l'exploitation et la consolidation annuelle, sur l'ensemble des actions.

Un second bénéfice a été l'occasion de partager l'expérience et la réflexion avec d'autres collègues engagés dans la démarche : je pense notamment à mes collègues de l'AQCERA Sergio FRANCHITTI pour l'animation du déjeuner conseil "QUALIOPI, y aller ou pas ?", Michel JOLY et Véronique ROCHER avec qui nous avons mené l'enquête auprès des certificateurs, mais aussi à Philippe DARGET et bien d'autres.

Cela m'a également donné une vision différente des personnes en situation de handicap (que je nommais précédemment "handicapé.es") et fait prendre conscience que le sujet dépassait largement la seule question de l'accessibilité des locaux... Je dois ici saluer l'énergie mise par Marie-Pierre BAROT et Isabelle GRUYELLE, de l'AGEFIPH AURA, pour sensibiliser les organismes de formation lors de leurs webinaires et leur faire aborder intelligemment cette exigence du référentiel QUALIOPI. Cela m'a permis également de découvrir des ressources collaboratives à travers la plateforme RESOPRO.

Un autre bénéfice est la formalisation de certains processus : je pense notamment au suivi des améliorations continues, de sa propre formation et de la veille : cela permet de toucher du doigt que, s'il reste toujours des actions à engager, on peut ainsi saisir chaque occasion de se réjouir de ce qui a déjà été fait !

Même si, le jour "J", j'étais hyper concentré sur le déroulement de l'audit, l'analyse de ce que j'avais vécu avec Xavère RICOLFI, l'auditrice de l'ICPF (choisi pour sa spécialisation auprès des indépendants, son niveau de digitalisation et sa réctivité) me permettra d'illustrer désormais différemment la différence entre la posture d'auditeur et celle du conseil : elle l'a magnifiquement illustré en restant strictement sur l'analyse objectives des "preuves" que je jugeais utile de présenter, sans me guider ni m'influencer, le tout en faisant preuve d'écoute active et de bienveillance.

Le dernier point est bien entendu la satisfaction que je retire de cette reconnaissance officielle, obtenue "du premier coup", sans non conformité, même si sur le fond, celle qui a le plus de valeur est bien entendu celle que me témoignent mes clients, à travers leur fidélité : qu'ils en soient ici une nouvelle fois chaleureusement remerciés !

 

 

Pierre BULTEL
février 2022

 

Une bonne surprise... ou pas !

Apec simulateur 201027

Comme nombre d'entre-vous, j'ai reçu une information sur la mise en ligne du simulateur d'entretien de l'APEC... sur lequel je viens de me précipiter. Je trouve en effet que l'APEC propose des services sans cesse plus performants, tant pour les recruteurs - j'ai déjà personnellement utilisé avec succès ce canal de recrutement - que pour les candidats.

Les aspects positifs...

Commençons par les aspects positifs : l'intention est manifestement positive, l'interface est fluide, le design sympa et l'ergonomie réussie. Le principe d'avoir plusieurs entrées possibles est "top". Nous pouvons ainsi choisir d'être recruteur ou candidat, jeune déplômé.e, sans emploi ou en activité. Nous pouvons choisir une durée d'entrainement : 5, 10 ou 15 minutes. Mes choix sont faits, c'est parti !

Autre aspect intéressant, la possibilité de switcher, pour chaque question, entre la posture du candidat avec l'analyse des réponses choisies et celle du recruteur qui explique ce qu'il cherche à savoir.

La balade dans les différentes catégories atteste que les différents sujets "classiquement" abordés en entretien de recrutement ont bien été balayés. Tiens, tiens, 2 catégories attirent mon attention : situation personnelle et activité extra-professionnelles...

 

Des questions qui posent question...

Je croyais que, comme le dit la loi, les questions posées ne pouvaient avoir comme finalité que d'apprécier la capacité du candidat à occuper le poste pour lequel on le reçoit... Ainsi, mais je sais faire souvent polémique en abordant cette question, en quoi la situation personnelle et/ou les activités extra-professionnelles nous renseignent-elles sur la capacité à occuper l'emploi ? C'est d'autant plus troublant que les questions diffèrent selon que l'on déclare être une femme ou un homme...

Intervenant très régulièrement en formation sur le processus de recrutement dans son ensemble, je sais pertinemment que l'art du questionnement est difficile d'une part et que nombre de recruteurs posent des questions souvent... inappropriées et qui non finalement d'autres résultats que de renforcer les stéréotypes. Je trouve donc d'autant plus dommage qu'une institution comme l'APEC encourage indirectement ce type de pratique.

 

Plus globalement...

Ceci dit, les simulateurs d'entretien posent plus globalement la question de la finalité de l'entretien : est-ce un exercice dans lequel le but serait que le candidat dise au recruteur ce qu'il a envie d'entendre ? Bien sûr que non ! L'objectif est que chacun puisse répondre à la question : cette opportunité représente-t-elle un bon deal, pour les deux parties ? A défaut, l'entretien se révèle trop souvent un grand jeu de dupes... Tout l'enjeu consiste à préparer son questionnement - côté recruteur - en se posant les questions suivantes :

- Qu'est-ce que la réponse me permettra de découvrir, avec un risque limité d'interprétation ?
- En quoi cette indication me renseignera-t-elle sur la capacité du candidat à réussir chez nous ?
- Quelle image du recruteur aurais-je moi-même s'il me posait cette question ?

S'agissant des aspects disons - plus personnels - voici 2 questions que je vous suggère de poser :

- Comment vous organiserez-vous pour intégrer les contraintes (d'horaires, de déplacements...) liées au poste ?
- Au-delà de ce que vous venez de me dire, que pensez-vous utile de rajouter pour que je puisse me faire une idée la plus juste et complète de vous ?

 

 

Pierre BULTEL
octobre 2020

Formation : la force de l'engagement...

engagement

Merci à l'APM de nous avoir rappelé cette réalité !  Mais revenons à l'origine du raisonnement...

 

Formation : quel retour sur investissement ?

C'est une question qui nous taraude, formateurs de tous poils, depuis des années : quel peut être le retour sur investissement des formations ? Comment le rendre lisible pour nos clients ? Le législateur pose exactement la même à travers la réforme de la formation, notamment pour celle à destination des chômeurs et les contribuables que nous sommes ne peuvent, au fond, que s'en réjouir !

Évidemment, le plus confortable est de dire que cela ne dépend pas que de nous mais aussi beaucoup des managers et des organisations : c'est indiscutable... Et puis d'abord, nous n'avons qu'une obligation de moyens : sans doute...  Et puis, dans ma spécialité, il n'est pas question de cela : mouais.... Pour autant, je pense que nous avons également quelques leviers très concrets d'action.

 

En amont par un vrai travail d'analyse du besoin

pour veiller, notamment, à ce que :

- la formation constitue la bonne réponse à la question posée par le commanditaire,  ce qui n'est pas toujours le cas...

- les objectifs pédagogiques soient explicites et réalistes : à l'issue de la formation, les participants sauront...

- l'information préalable permette de préparer les esprits

 

Créer un cadre propice...

Lors de la formation elle-même, en créant un cadre propice à la prise de recul, à l'expérimentation, à la participation active des stagiaires, au transfert de connaissances... avec le zeste nécessaire d'émotions indispensable à tout apprentissage !

 

Prendre le temps de conclure...

Lors de la conclusion enfin, pour permettre à chacun de rédiger sa liste de courses pour la suite. En effet, à l'instar du recrutement, en formation, c'est quand tout est fini que tout commence !

Il "suffit" pour cela de laisser un peu de temps pour que chacun la rédige, pour lui-même. Cela ne prend que quelques  minutes, trop souvent sacrifiées sur l'hôtel de nos égos qui privilégient l'appréciation : vous avez aimé ? C'était bien ? Et moi, vous m'avez trouvé comment, entre 1 et 5 ? Se pose enfin la question du suivi : qui l'organise : le manager ? Il y a tellement de priorités à gérer... Le formateur ? Ben oui, mais est-ce contractualisé.... et rémunéré ?

 

Je t'écris pour te dire...

Il existe un moyen tout simple, que l 'APM nous a rappelé lors d'un des derniers séminaires du réseau, en juillet dernier : demander à chacun de s'écrire une carte postale avec ses engagements et la lui renvoyer, par courrier, quelques mois plus tard....

C'est ainsi que j'ai reçu la mienne, il y a quelques semaines déjà, qui commençait par ces quelques mots : "mon cher Pierrot, je suis sûr que tu seras heureux..."

A l'heure du tout numérique, c'est fou ce qu'une missive de ce type peut apporter : se replacer immédiatement dans l'énergie de l'événement, la satisfaction d'avoir atteints ses objectifs (2 sur 3 en ce qui me concerne) et la prise de conscience, une fois de plus, que personne ne peut agir à notre place mais tout au plus générer un petit déclic...

Encore une fois merci à Béatrice Castaing de Longueville et sa dream-team de nous avoir permis d'expérimenter cette pratique et, ainsi, de nous inciter à (ré)introduire dans nos interventions ce petit temps d'engagement individuel sans lequel, trop souvent, il ne demeure que le souvenir d'un bon moment...

 

Pierre BULTEL
mars 2019

Les cartes mentales au service d'une vision globale !

Grand debat

Une attente paradoxale...

Dans notre monde d'aujourd'hui, nous voulons tous aller vite, sans pour autant accepter de prendre le temps nécessaire pour creuser les sujets. Les schémas heuristiques  (ou cartes mentales ou encore "maps") peuvent répondre à cet objectif. Il s'agit de représentations (cf. illustration ci-dessus) qui se construisent en partant du centre de la feuille pour se déployer autour en organisant les idées selon la logique du groupe qui les exprime - ou de son auteur dans l'exemple que je mets à votre disposition.

 

Comment ça marche ?

Cette méthode, car il s'agit d'une véritable méthode, a été théorisée par Tony BUZAN dont je vous recommande vivement la lecture du best-seller : une tête bien faite.

Le plus dur est de désapprendre ce que 99,9% des enfants (au moins jusqu'à la génération de mes propres enfants) ont appris dès la maternelle : quand on écrit, on prend sa feuille dans le sens de la hauteur (format portrait) et on écrit en haut à gauche pour laisser de la place, dans la marge, au professeur pour corriger, en rouge de préférence. Il est d'ailleurs réjouissant de constater qu'un nombre croissant d'enseignants utilisent désormais cette méthode avec leurs élèves et ce, depuis le plus jeune âge !  Bravo à eux...

La force de la méthode est qu'elle est très proche du fonctionnement du cerveau : une idée en appelle une autre... qui en appelle une autre... et ainsi de suite. Tout l'enjeu est de cartographier ce cheminement.

Il convient donc de partir du centre de la page, idéalement placée en format paysage, puis de noter les idées, sous forme de mots clefs et/ou d'illustrations, reliées entre elles par des branches.

Personnellement, j'utilise le Mind mapping depuis plus d'une quinzaine d'années, que ce soit "à la main" - cela surprend parfois mes clients lors de notre première rencontre - ou que ce soit avec un logiciel. La carte ci-dessus a été réalisée avec Mind Manager mais j'utilise aussi XMind qui présente l'avantage, parce que gratuit dans ses fonctions de base, de pouvoir être "goûté" sans risque.

 

Pour quelles utilisations ?

Elles sont évidemment multiples :

  • La prise de notes ;
  • La créativité, que ce soit seul avec une démultiplication lorsqu'elle est collective ;
  • L'écriture : c'est à partir d'un map que j'ai écris mon livre sur la mobilité interne ;
  • Le compte-rendu de réunion, régulièrement utilisé dans le cadre de mes missions ;
  • La conduite de projet (les outils logiciels permettent de générer des diagrammes de Gantt) ;
  • L'audit : j'ai monté plusieurs outils sous forme de map ;
  • La synthèse : c'est un très bon exercice à faire une fois lu un ouvrage professionnel par exemple... et un bon test de sa densité !
  • et sans doute plein d'autres débouchés à inventer, tester !

 

Un exemple concret...

J'en reviens à l'objectif du map que je mets ici à votre disposition : avoir une vision globale, synthétique (et fidèle je l'espère) de la lettre au français. La lecture de la représentation est assez intuitive et je l'ai organisée comme suit :

- En haut à droite, les points clefs du paysage décrit par Emmanuel MACRON.
- En bas à droite, les modalités du grand débat.
- Sur la partie gauche, le détail des 4 grandes thématiques proposées avec, à chaque fois, le rappel des principes du Président ainsi que des suggestions de questions. Contrairement à ce qui se dit ici ou là, il n'y a d'ailleurs aucune question taboue, cela figure en noir sur blanc sur la lettre (et sur mon map).

Bien sûr, la photo de ce blog est inexploitable en tant que telle. C'est la raison pour laquelle je vous invite à télécharger - gratuitement bien entendu - le document au format A3 en cliquant sur ce lien. Ceci vous amènera dans mon espace de téléchargement. Si vous préférez la télécharger directement, il vous suffit de cliquer sur cet autre lien.

 

Que faire de cette carte ?

Prendre le temps de la lire, la diffuser - en particulier à tous ceux qui la prétendent inaccessible - puis participer à ce grand débat. Après avoir fait ce travail, je trouve que les questions posées sont pertinentes et que le fait que chacun tente d'y répondre, en son âme et conscience, sans démagogie, peut nous permettre, à tous, de sortir par le haut de l'ornière dans laquelle nous sommes en ce mois de janvier 2019.

 

Le fait que vous le fassiez, vous qui m'avez lu jusqu'ici, sera la plus belle contrepartie que vous pourrez donner aux 2 heures que je viens de consacrer à l'exercice !

 

Pierre BULTEL
janvier 2019

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